Bienvenue...

Vous entrez dans mon monde. Celui de l'écriture.
Un écrivain sans lecteur n'est rien.
Vous aimez, vous serrez les miens.
Vous n'aimez pas, ne lisez pas. Mon but n'est pas de plaire à tout le monde. Non.
Simplement d'écrire. Et d'être lue.
Parce que oui, aussi égoïste que cela peut avoir l'air, j'écris pour être lue.

Mon histoire n'est encore annoncée nulle part.
Pour le moment, du moins.

Parce que j'ai dix-sept ans et que je m'accroche à un rêve qui semble trop loin.
Publier l'écriture, la mienne.


Les textes publiés ne sont pas révisés.
Merci de votre compréhension.

Des commentaires ? Des choses à changer ?
Je ne suis pas contre -si choses dites avec politesse- je ne veux que m'améliorer.


Mes lecteurs/lectrices ♥ - et prévenu(e)s !
D-elphine-x3
Avalanche
Nachtfalter
Plastik-Take-The-Apple





# Posté le jeudi 27 août 2009 22:26

Modifié le mardi 01 septembre 2009 20:34

Introduction ?


Elle était assise sur le bord du trottoir, les deux pieds solidement fixés au sol asphalté de la rue, les genoux semblant ne faire qu'un ensemble. Son sac à dos se tenait à ses côtés alourdi par le poids de ses livres, alors qu'elle serait précieusement une pochette remplie de feuilles contre elle, le regard fixé sur la montre accrochée à son poignet gauche. Déjà une demi-heure, trente longues et pénibles minutes qu'elle est assise là, à attendre cet homme. Viendra-t-il au rendez-vous ? Intérieurement, elle souhaitait que non.
Quatorze heures trente. Toujours personne en vue.
Elle recula, appuyant son dos contre la poubelle, entendit les vertèbres de son dos craquer sous la douleur et se mit à attendre, encore. Et puis, quelle différence ? Sa vie, elle la passe à attendre.

# Posté le jeudi 27 août 2009 22:30

Modifié le dimanche 30 août 2009 19:44

I

I.

Trois jours plus tôt.

Un bruit de poing se fait entendre, violent contre la porte.
- Qui peut bien être là... Il est quand même une heure trente du matin... »
Lisabelle traîne ses pieds jusqu'à la porte et regarde, soudainement intimidée, entre les rideaux qui recouvrent la totalité de la porte. C'est un homme, plutôt effrayant. Costaud, vêtus de très vieux vêtements, visiblement sales. Lisabelle eut une moue de dégoût à la simple pensée de l'odeur qui pouvait accompagner cet étrange visiteur.
- Un itinérant peut-être ? »
Lisabelle essayait de se convaincre qu'elle ne craignait aucun danger en ouvrant à cet homme. Sans doute a-t-il besoin d'un café ou d'une soupe chaude avant l'arrivée de l'automne ?
Tremblante bien malgré elle, Lisabelle entrouvrit la porte, de façon à montrer clairement qu'elle n'était pas d'humeur accueillante à cette heure.
- Bonjour.. Lisabelle ? »
- Oui... ? »
Cet homme ne lui disait strictement rien. Pourquoi lui, semblait-il la connaître ?
- Tu ne me connais pas. Je sais. »
Lisabelle sursauta. Pas de panique, ce n'est qu'un harsard. Personne ne peut lire dans la tête des autres. Ça y est, la fatigue la faisait déjà délirer.
- Pardon euh... monsieur mais il est... tard. Je voudrais bien aller me coucher. »
L'inconnu ne sembla pas du tout apprécier cette remarque. Il leva sa main droite, sa cigarette presqu'entièrement fumée entre ses doigts et bloqua la porte. Intimidée, Lisabelle ne fit rien et décida de rester calme et polie. Ne pas montrer la panique qui la faisait maintenant trembler de la tête aux pieds.
- Je vous en prie Monsieur, je suis chez moi... »
- Et alors ? Je veux te parler, c'est tout. Les jeunes, ces antisociables... »
L'homme tentait à présenter de l'amadouer, sans succès visible. Un homme qui avait visiblement du temps à perdre.
- Il est une heure et demi du matin, essayez de comprendre. »
- Je sais, je suis pas con quand même ! »
- Vous pourriez être surpris... La vérité fait mal parfois vous savez » marmonna Lisabelle.
- Quoi !? »
- Pardon ? » répondit-elle comme si elle ne comprenait pas le pourquoi de cette remarque soudaine.
- Rien, rien. »
- Pourriez-vous... faire vite ? »
- Oui, oui. La patience est une vertue, tout comme la vérité peut être blessante... mais vous le saviez déjà j'imagine ? »
L'intrus n'eut point de réponse. Il avait réussi ce qu'il voulait : déboussoler son interlocutrice. Il l'avait entendu un peu plus tôt et tenait à le lui faire savoir.
- Je peux... vous aider ? » demanda Lisabelle en ayant l'impression d'être un commis.
- Oui, j'aimerais bien que vous me rendriez un service. Je l'exige en fait. »
- Navrée, je suis chez moi et on ne m'obligera pas à rendre des services... surtout pas à une heure du matin. » répondit-elle, surprise elle-même de son changement de caractère si soudain.
- Tu as tord, il est déjà deux heures passées maintenant, princesse. »
Lisabelle sentit un frisson désagréable lui parcourir l'échine. Elle en avait assez. Ses nerfs mis à rude épreuve et la fatigue ne lui allaient pas bien du tout.
- Vous étiez sensé faire vite. Oui, vous n'êtes qu'un pauvre con. N'essayez pas de jouer le méchant bandit digne d'un film policier, ça ne fonctionne pas. Vous m'excuserez mais le temps que j'avais à vous accorder est écroulé et je vais de ce pas aller me coucher. Au revoir. »
Avant même qu'elle aie pu mesurer le poids de ses paroles, l'étranger était déjà à l'intérieur de la maison, tenant le collet de son pyjama d'une main et un pistolet de l'autre. Lisabelle remarqua que la cigarette gisait éteinte, non loin du pied de son agresseur.
- Et ça, ça te va comme film policier ? Je peux continuer si tu veux, je connais les scénarios par coeur. »
Que pouvait-elle répondre ? Il était trop tard pour essayer ce qu'elle venait de dire et elle pensait ces paroles. L'homme colla le pistolet contre la joue de Lisabelle, dont les pieds pendaient à présent à plus de trente centimètres du sol. Elle savait maintenant que ce n'était sans doute pas un itinérant ou sinon, qu'il était impatient et violent.
- Non... » marmonna la prisonnière, les larmes coulant en abondance de ses yeux, couvrant ses cernes.
L'intrus la jeta d'un coup sec du sol et appuya son pied droit contre la poitrine de sa victime, le canon du pistolet toujours pointé sur elle.
- Sois sage, veux-tu ? Et si tu tiens à ta vie, viens au coin de la 26ème rue et de la 33ème lundi à quatorze heures. Ne sois pas en retard. Ne t'inquiètes pas, je suis ponctuel. »
Et sans avetir, il tira dans le plafond, se retourna et sortit en parlant.
- Au fait, Lisabelle, dit-il d'un ton clair en insistant sur le prénom, ce que je viens de faire, c'est un rat ou un problème de plomberie, d'accord ? »
Lisabelle resta muette et le regarda partir, terrorisée, affalée sur le plancher.

# Posté le jeudi 27 août 2009 22:45

Modifié le dimanche 30 août 2009 19:42

II

II
II.

- Lili, on est rentrés ! »
Lili se retourna sur le côté pour faire face à ses parents encore dans le cadre de la porte.
- Pas si fort maman, je suis juste là... » marmonne Lisabelle, d'une voix semblable à celle d'un zombie à moitié mort et avec raison, elle s'était allongée en vitesse sur le divan, pour s'endormir que quatre heures plus tard.
Sa mère sauta sur place.
- Lili, ne me refais plus ça, je te croyais dans ta chambre ! Mais... mais qu'est-ce que tu fais dans le salon ? »
Que répondre ? Qu'un homme complètement inconnu est entré dans leur maison, la menacée d'un fusil avant de fuir en lui donnant un rendez-vous pour elle-ne-sait-trop quelle raison et en tirant dans le plafond ? Qui, en plus, l'a forcé à mentir ? Non... Qui la croirait ? Qui croirait qu'elle dit la vérité lorsqu'elle va parler d'une visite nocturne qui a bouleversé sa vie ?
- J'étais... trop paresseuse pour me rendre à ma chambre... »
- Oui, je vois... Un verre de terre ? »
- Si on veut, oui... en quelque sorte » répondit Lisabelle en se forçant de faire apparaître un sourire niais sur son visage alors que que son coeur lui crie de fondre en larmes.
Pendant que les deux filles discutaient ensemble, le père de Lisabelle fixait le plafond et le plancher en alternant, d'un air intrigué.
- Euh... Lisabelle, c'est quoi... ça ? »
Vite, vite Lisabelle... Le rat ou les problèmes de plomberie ?
- C'est un rat... je crois. »
- Un rat ? Franchement Lisabelle, un rat ne peut pas faire un trou au plafond comme ça ! » s'exclama son père, choqué par ce mensonge gratuit.
- Euh... Je savais pas justement. Je ne suis pas une spécialiste en ratologie tu sais. » répondit Lisabelle sur le ton de la plaisanterie. Mais son intérieur ne rit point.
Son père laissa échapper un rire et fixa avec encore plus d'intensité le mur qui ornait le plafond de sa maison.
- Bon, pardon à vous deux mais j'ai autre chose à faire que d'observer un plafond. » ajouta-t-elle en se dirigeant d'un pas rapide vers sa chambre, située au bout du couloir.
- Attends, toi. Ou vas-tu ? » demanda son père.
Cette fois, il était sérieux.
- Euh... dans ma chambre. » répondit Lisabelle en se retenant de rajouter un '' Ou voudrais-tu que j'aille d'autre ? Notre maison est petite tu sais. ''
- D'accord mais avant, je veux la vraie explication à ce trou. D'ou vient-il ? » questionna le père de Lisabelle, ses yeux d'interrogateur posés sur elle.
- Je te l'ai dis, répondit-elle d'une voix hésitante, c'est un rat. »
- Pas vrai. Tu mens. »
Bon, oui, elle mentait. Dire la vérité ? Un étranger a tiré une balle devant moi ? Non, pas question !
- Je l'ignore. J'en ai aucune idée. C'était là à mon retour. »
- Lisabelle, s'il-te-plaît... » supplia son père, vexé.
- Je peux inventer si tu veux une réponse qui te convient. »
- Tu es certaine de ce que tu dis Ludi ? » demande sa mère, prenant part à la discussion.
Lisabelle prit une grande inspiration discrète et répondit du mieux qu'elle pût.
- Oui. Certaine. »
Sa mère se tourna vers son mari.
- Ça va chéri, n'insiste pas. »
- Je peux te faire confiance ? » demanda son mari à Lisabelle.
- Oui, oui. »
Sa mère quitta la pièce, murmurant un '' Bonne nuit, je vous aime '' au passage. Une fois seuls, le père de Lisabelle exprima ce qu'il croyait être la vérité.
- Tu as fêté ici durant notre absence, c'est ça ? »
- Pardon !? » s'exclama Lisabelle, indignée que son père puisse le penser sincèrement.
- Tu m'as bien compris. Je crois que tu as fêté ici. Tu sais, entre amis, un petit coup de trop ? »
- Je ne bois pas, tu le sais très bien ! » Et qu'est-ce qui te fait croire ça ? » s'emporta Lisabelle.
- C'est simple. Depuis notre retour, tu n'es plus la même, tu es irritable. Ce trou dans le plafond qui semble venir de nulle part et... cette cigarette sur mon plancher. Cela ne peut pas venir de nulle part ! Aller, explique-moi si tu as mieux à dire. »
Lisabelle était prise au piège, devant deux menaces. D'un côté, la rage de son père qu'elle n'était pas encore prête à affronter de nouveau. Elle n'était pas prêt à faire ressortir de terre leurs vieux démons enterrés. Et de l'autre, cet homme. Cet homme qui, pour elle, était son testament ambulant, l'approche de sa mort. Elle ne choisit donc la rage de son père, à grands regrets.
- Tu... tu ne peux pas comprendre ! » cria-t-elle avant de retourner en courant dans sa chambre. Et inutile de me dire de cesser de faire l'enfant, c'est inutile, tu ne peux pas comprendre ! »
Son père n'eut d'autre choix que de se résigner et attendre à demain. Attendre. Ce qu'il ignorait, c'est que c'était la dernière fois qu'il la verrait plus ou moins normal.
Le pire n'était pas encore arrivé.


# Posté le dimanche 30 août 2009 19:39

Modifié le dimanche 30 août 2009 21:11

III

III
III.

Une fois la porte de sa chambre fermée, seule avec sa colère, Lisabelle ouvrit son garde-robe et en sortit un magnifique violon lustré. Sa passion, son violon. La mélodique qui sortait de cet instrument la mettait dans un état de bien-être indescriptible et la faisait pleurer à tout coup. On ne peut malheureusement pas tout avoir. Sans attendre, elle se mit à jouer, couvrant ainsi la voix de ses parents en pleine discussion. Bien évidemment, ils parlaient d'elle et de son comportement depuis peu devenu étrange, ce qu'elle ne voulait pas entendre. Surtout pas maintenant, ce n'était pas le moment. Son bonheur fut de courte durée. Alors que le son harmonieux de son violon remplissait la pièce, se glissant contre les murs, Lisabelle fit une erreur. Celle de poser ses yeux sur le ruban blanc qui ornait son avant-bras. Blanc et rouge, rouge sang. Des larmes coulèrent sur ses joues à ce souvenir douloureux. C'était un y a un peu plus d'un an, déjà. Mais toujours aussi vif et perçant dans sa mémoire. On n'oublie pas ce genre de choses.

- Lili, c'est Sisi, vient vite ! » cria sa mère, effrayée, le combiné du téléphone pendant au bout du fils à ses pieds.
Tout aussi effrayée, Lisabelle courut hors de sa chambre et sans poser de questions prit le téléphone entre ses mains secouées de spasmes.
- Sisi ? » demanda-t-elle, craintive de la réponse qu'elle allait recevoir.
- Non... C'est sa mère. »
- Madame Drainville... »
Cela n'annonçait rien de bon. Pour que Sisi ne soit pas en état de lui parler à elle, la seule personne à qui elle osait adresser la parole, elle devait être dans un pitoyable état.
- Qu'est-ce qu'elle a ? » demanda Lisabelle de but en blanc.
- Elle... elle vient d'entrer d'urgence à l'hôpital... » répondit la mère, paniquée.
- Oh non, pas ça » murmura Lisabelle, oubliant à qui elle s'adressait.
- Tu... tu étais... au courant ? » demanda son interlocutrice d'une voix étouffée, partagée entre l'envie de savoir et la colère soudaine contre la meilleure amie - et seule amie - de sa fille.
- Non, non. Mais j'avais des doutes » répondit Lisabelle, hésitante.
- Et tu ne m'as rien dit !? » ragea la mère de Sisi dans le téléphone.
Encore une fois, Lisabelle préféra se taire plutôt que de dire quelque chose qu'il ne fallait pas.
- Je peux... venir la voir ? »
- Non » répondit Madame Drainville, la voir entrecoupée de bruits de pleurer. Elle... ils l'ont attachés. Elle... elle... essaie encore de... c'est atroce... Lili, dis-moi que ce n'est pas vrai » supplia-t-elle comme si Lisabelle pouvait l'aider, ce qui n'était pas le cas.
Lisabelle raccrocha sans rien dire. Elle ne pouvait plus être une aide, pour personne. Son amie, sa meilleure amie, avait voulu en finir et... quelle grâce, elle n'avait pas pu l'en empêcher ! Pourtant elle le savait, oui, elle le savait... Elle savait bien que les paroles de Sisi n'étaient pas de mauvaises plaisanteries. Mais non, elle n'a rien fait... Et voilà que son amie essaie encore de quitter ce monde et, une fois de plus, Lisabelle était loin d'elle, impuissante. Elle se tourna vers sa mère, se jeta dans ses bras et pleura comme jamais elle ne l'avait fait avant.
- Elle est en vie Luby, elle est vivante. Sèche tes pleurs et donne-lui la force qu'elle n'a pas » murmura sa mère, la tête dans les cheveux trempés de larmes de sa fille.
Elle n'y pouvait rien. Seulement attendre. Attendre, toujours.
- Tout est ma faute » cria Lisabelle en se laissant tomber au sol.
- Non, chérie, ne dis pas ça... »
- Chérie ? Comment oses-tu m'appeler Chérie alors que je viens de laisser ma meilleure amie se tuer ? Comment oses-tu !? » cria Lisabelle.
- Ne dis pas ça. Ce n'est pas toi qui a voulu... c'est elle... » tenta sa mère.
- Non, non, non ! C'est ma faute, t'entends !? MA FAUTE ! » fulmina Lisabelle, toujours en larmes.
- Elle ne le pense pas, c'est sous le choc » marmonna le père de Lisabelle à l'oreille de sa femme.

Le choc, il ne passa pas. Le soir même, deux heures après cette nouvelle désastreuse, Lisabelle ne s'en était toujours pas remise et ne sembla pas consciente du fait que Sisi était toujours en vie. Seule dans sa chambre, elle voulut se venger de son erreur, comprendre comment se sentait Sisi à cet instant. Elle le fit, sans hésiter. Ses parents, inquiets de ne recevoir aucune réponse de sa part (ils voulaient lui annoncer que Sisi allait mieux et semblait s'être calmée), ils entrèrent dans la chambre de leur fille, par infraction comme elle le disait si souvent. Il la retrouvèrent, non pas assise au bord de son lit entrain de pleurer et de se maudire mais allongée, au sol, sans conscience, le corps en sang. Aussitôt, ils appelèrent les urgences et elle fut transporter à l'urgence, au même étage que Sisi...



-


J'ouvris les yeux. Je n'étais plus dans ma chambre. Mon violon n'était plus là. Je ne me souviens même pas de l'avoir utilisé d'ailleurs... Un monde blanc m'entourait. Non, je n'étais pas morte comme on aurait pu le croire, j'étais à l'hôpital. Et dans ma chambre, se trouvait, dans le lit à ma gauche, une Sisi au regard effrayé.
- Qu'est-ce qu'il y a Sisi ? Cesse de pleurer, je t'en supplie... Tu sais que je déteste te voir dans cet état » lui dis-je, moi-même probablement plus perdue qu'elle.
C'est alors que je sentis une main se poser sur mon épaule. Celle de ma mère.
- Chérie, tu es à l'hôpital... »
- Bien sûr que j'y suis ! Je devais bien venir voir Sisi quand même ! Je n'étais pas pour la laisser là, quelle garce j'aurais fait de moi ! »
À ce mot, garce, quelque chose m'arrêta. Peu à peu, les souvenirs revenaient. J'étais une garce. Je l'avais laisser là... Mais rien n'était encore clair dans ma tête. Je me retournai vers Sisi. Peut-être qu'elle, pourrait m'expliquer ce qui se passe. Mais non, elle me fixait toujours, apeurée.
- Que.. qu'est-ce que je fais ici ? » demandai-je.
J'étais perdue et je voulais me retrouver. Au moins.
- Tu... tu as tenté de mettre fin à tes jours » répondit ma mère sans trop savoir comment réagir.
Je ne répondis rien. Je n'avais rien à répondre. Tout m'était clair, limpide maintenant. L'appel de Madame Drainville, mon geste... Tout. Je me sentais mal. Mal d'avoir fait déplacer tant de gens pour une conne comme moi qui veut de l'attention. Et là, je me mis à pleurer. J'aurais pu la perdre... Merde, pourquoi est-ce que j'ai fais ça ?
- Je m'excuse Sisi... » répondis-je, les yeux en larmes en la regardant dans ce lit aux draps bleus, les bandages aux bras, comme moi...
Comme je m'en voulais. Non, je ne pouvais pas revenir en arrière. Ni oublier...
Si seulement c'était possible.




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Je n'aime pas du tout ce chapitre. Et vous ?

# Posté le dimanche 30 août 2009 20:07

Modifié le dimanche 30 août 2009 21:20